Le vrai nom des champignons qu'on achÚte : latin, chinois, japonais, français

12 min de lecture Mis Ă  jour le 21 septembre 2026
Deux bocaux de verre sans étiquette posés cÎte à cÎte, l'un empli de poudre brun-roux, l'autre de poudre beige pùle

Un lecteur nous a Ă©crit avec deux pots devant lui. « L’un porte Hericium erinaceus, l’autre criniĂšre de lion. Est-ce que j’ai payĂ© deux fois la mĂȘme chose ? » Oui, deux fois la mĂȘme espĂšce. Et la question revient assez souvent, sous des habillages diffĂ©rents, pour qu’elle vaille mieux qu’une rĂ©ponse d’une ligne.

Le commerce des champignons fonctionnels s’est bĂąti sur un vocabulaire japonais passĂ© par l’anglais, posĂ© sur une nomenclature latine qui bouge encore, dans un pays qui a ses propres noms de cueillette pour la moitiĂ© des espĂšces concernĂ©es. La mĂȘme chose se vend donc sous quatre Ă©tiquettes. Et deux choses diffĂ©rentes se vendent parfois sous une seule.

En bref : seul le binÎme latin identifie sans ambiguïté ce que contient un pot. Le nom commercial vous renseigne sur le marketing du vendeur, le nom japonais sur la tradition dont il se réclame. Le nom français, lui, vous dit ce que vous trouveriez dans un guide de cueillette. Aucun des trois ne vous dit ce que vous achetez.

Comment ces huit espÚces ont été retenues

Le classement suit le risque, du plus Ă©levĂ© au plus faible. En tĂȘte, les espĂšces oĂč deux Ă©tiquettes diffĂ©rentes peuvent recouvrir deux champignons distincts. En queue, celles oĂč la confusion coĂ»te du temps de lecture et rien de plus. Les huit plus vendues auraient donnĂ© une autre liste.

Une espĂšce ne figure ici que si son nom circule sous au moins trois formes en France, ou si son nom latin a changĂ© assez rĂ©cemment pour que les deux versions cohabitent en rayon. C’est pour cette raison que le pleurote, le champignon de Paris ou la truffe n’y sont pas : ils portent un nom, un seul, et personne ne s’y trompe.

Les noms latins des champignons médicinaux, langue par langue

Nom latin valideNom commercialJaponaisChinoisFrançais
Ophiocordyceps sinensisCordycepsć†Źè™«ć€è‰ tƍchĆ«kasĆć†Źè™«ć€è‰ dƍngchĂłng xiĂ cǎocordyceps chinois
Cordyceps militarisCordycepsă‚”ăƒŠă‚źă‚żă‚± sanagitakeèŸČ草花 chĂłngcǎohuācordyceps militaire
Ganoderma lucidumReishi霊芝 reishi灔芝 lĂ­ngzhÄ«ganoderme luisant
Trametes versicolorTurkey tailă‚«ăƒŻăƒ©ă‚żă‚± kawaratakeé›Č芝 yĂșnzhÄ«tramĂšte versicolore
Inonotus obliquusChagaă‚«ăƒăƒŽă‚ąăƒŠă‚żă‚± kabanoanatake癜æšș茞 bĂĄihuĂ rĂłngpolypore incrustĂ©
Hericium erinaceusLion’s maneć±±äŒèŒž yamabushitakeçŒŽć€Žè‡ hĂłutĂługĆ«hydne hĂ©risson
Grifola frondosaMaitake舞茞 maitake灰树花 huÄ«shĂčhuāpolypore en touffe
Lentinula edodesShiitake怎茞 shiitake銙菇 xiānggĆ«lentin du chĂȘne
Tremella fuciformisSnow fungusă‚·ăƒ­ă‚­ă‚Żăƒ©ă‚Č shirokikurageé“¶è€ł yĂ­n’ěrtrĂ©melle fucus

Le tableau se lit aussi en diagonale. Les deux premiĂšres lignes portent le mĂȘme nom commercial pour deux espĂšces qui n’ont ni le mĂȘme hĂŽte ni le mĂȘme mode de production, et c’est par lĂ  que commence la liste.

Cordyceps : un seul nom commercial pour deux espĂšces sans rapport

Le pot dit « Cordyceps ». DerriĂšre ce mot, il y a deux champignons qui ne poussent pas au mĂȘme endroit, ne se cultivent pas de la mĂȘme maniĂšre et ne se vendent pas au mĂȘme tarif.

Ophiocordyceps sinensis (Berk.) G.H. Sung et al. 2007 est celui de la tradition tibĂ©taine et chinoise, ramassĂ© entre trois mille et cinq mille mĂštres, oĂč il parasite des chenilles du genre Thitarodes. Son nom chinois, ć†Źè™«ć€è‰ (dƍngchĂłng xiĂ cǎo), se traduit mot Ă  mot par « insecte l’hiver, herbe l’étĂ© », et le tibĂ©tain yartsa gunbu dit la mĂȘme chose. On ne sait pas le produire en culture sous sa forme entiĂšre. Jusqu’en 2007, il s’appelait Cordyceps sinensis : ce nom-lĂ  traĂźne encore sur beaucoup d’emballages.

Cordyceps militaris (L.) Fr., le cordyceps militaire, est une autre espĂšce, orange vif, qui pousse sur des chrysalides et se cultive en laboratoire sans difficultĂ©. C’est elle que contiennent la grande majoritĂ© des produits vendus en Europe, avec ou sans le mot « militaris » sur l’étiquette.

La limite du mot est lĂ  : « Cordyceps » seul ne vous dit pas lequel des deux vous tenez. Une Ă©tiquette qui s’arrĂȘte lĂ  ne ment pas, elle ne dit rien. Le statut rĂ©glementaire des deux espĂšces diffĂšre lui aussi, et c’est un sujet Ă  part entiĂšre, traitĂ© dans notre page sur le statut Novel Food des champignons.

Reishi : le latin de l’étiquette n’est plus celui des mycologues

Tous les pots portent Ganoderma lucidum (Curtis) P. Karst. C’est le nom du ganoderme luisant europĂ©en, dĂ©crit Ă  la fin du dix-huitiĂšme siĂšcle sur du bois mort de feuillus.

Sauf que le champignon de la pharmacopĂ©e chinoise n’est pas celui-lĂ . Les analyses molĂ©culaires publiĂ©es au dĂ©but des annĂ©es 2010 ont sĂ©parĂ© les populations asiatiques des europĂ©ennes, et le matĂ©riel cultivĂ© en Asie a reçu son propre nom, Ganoderma lingzhi, en 2012, avant d’ĂȘtre rattachĂ© Ă  Ganoderma sichuanense. Le lingzhi chinois et le ganoderme luisant de nos forĂȘts sont deux choses voisines, pas une seule.

CĂŽtĂ© noms d’usage, 灔芝 (lĂ­ngzhÄ«) en chinois et 霊芝 (reishi) en japonais dĂ©signent le mĂȘme objet culturel, tandis que les Japonais l’appellent aussi ăƒžăƒłăƒăƒłă‚żă‚± (mannentake), « champignon des dix mille ans ». Le français dit ganoderme luisant, l’anglais commercial dit reishi comme tout le monde.

Écrire Ganoderma lucidum sur un pot ne prouve donc rien de l’origine du matĂ©riel, puisque toute la filiĂšre l’écrit par habitude. Un vendeur qui prĂ©cise l’espĂšce rĂ©elle et la souche montre qu’il sait de quoi il parle. Sur le reste de la composition, notre page consacrĂ©e aux triterpĂšnes et acides ganodĂ©riques dĂ©taille ce que recouvre un pourcentage affichĂ©.

Queue de dinde : trois genres latins pour une seule espĂšce

Une marque Ă©crit Coriolus versicolor, sa concurrente Trametes versicolor, une troisiĂšme Polyporus versicolor. Les trois vendent exactement la mĂȘme chose.

Le nom valide est Trametes versicolor (L.) Lloyd 1920. Les deux autres sont des synonymes anciens, l’un de QuĂ©let en 1886, l’autre de Fries en 1821. En français, le champignon s’appelle tramĂšte versicolore ou polypore versicolore selon le guide de cueillette, et il se ramasse sur les souches de hĂȘtre Ă  peu prĂšs partout.

Son nom japonais, ă‚«ăƒŻăƒ©ă‚żă‚± (kawaratake), veut dire « champignon tuile » ; le chinois é›Č芝 (yĂșnzhÄ«) veut dire « champignon nuage ». Cette double origine se retrouve dans les extraits : le PSK, ou Krestin, est japonais et vient de la souche kawaratake ; le PSP est chinois et vient du yunzhi.

Le point faible est ailleurs : aucun des trois latins n’est faux, ce qui rend la comparaison entre marques pĂ©nible. Un tableur qui trie par nom d’espĂšce sĂ©pare des produits identiques.

Chaga : un nom russe pour un organe qui n’est pas un champignon

Inonotus obliquus (Pers.) PilĂĄt 1942 se vend sous son nom russe, чага. En français, il porte deux noms de mycologue, polypore incrustĂ© et polypore oblique, et un nom de forestier canadien, charbon, Ă  cause de sa croĂ»te noire crevassĂ©e sur les bouleaux vivants.

Le dĂ©tail que les Ă©tiquettes passent sous silence : la masse noire rĂ©coltĂ©e n’est pas la fructification. C’est un sclĂ©rote, un organe de rĂ©serve. La fructification se forme sous l’écorce au moment oĂč l’arbre meurt, et personne ne la vend. Le japonais ă‚«ăƒăƒŽă‚ąăƒŠă‚żă‚± (kabanoanatake) et le chinois 癜æšș茞 nomment tous deux le bouleau, ce que ni « chaga » ni « polypore oblique » ne font.

Parler de chaga sans prĂ©ciser sclĂ©rote entretient l’idĂ©e qu’on achĂšte un champignon sĂ©chĂ© comparable Ă  un reishi ou Ă  un shiitake. Ce n’est pas le mĂȘme matĂ©riel, et la comparaison entre reishi et chaga part de lĂ .

Lion’s Mane : quatre noms, une espĂšce, aucune ambiguĂŻtĂ©

Hericium erinaceus (Bull.) Pers. cumule les surnoms sans qu’aucun ne cache quoi que ce soit. Le latin est dĂ©jĂ  redondant : hericium et erinaceus veulent tous les deux dire hĂ©risson.

Le japonais ć±±äŒèŒž (yamabushitake) le nomme d’aprĂšs les yamabushi, les ascĂštes de montagne du Shugendƍ, dont il rappelle le vĂȘtement Ă  pompons. Le chinois çŒŽć€Žè‡ (hĂłutĂługĆ«) y voit une tĂȘte de singe. L’anglais commercial a retenu lion’s mane, criniĂšre de lion, que le français a traduit tel quel. Les mycologues francophones, eux, disent hydne hĂ©risson, et l’anglais des naturalistes dit bearded tooth.

Cinq mĂ©taphores animales pour une seule espĂšce, et pas un seul piĂšge : quelle que soit l’étiquette, c’est bien Hericium erinaceus dans le pot.

Reste que cette profusion masque la question qui compte, celle de la partie utilisĂ©e. Carpophore et mycĂ©lium ne contiennent pas les mĂȘmes molĂ©cules, et notre page sur les hĂ©ricĂ©nones et Ă©rinacines explique pourquoi une Ă©tiquette qui annonce l’une ne garantit pas l’autre.

Maitake : le champignon qui danse, et le polypore du primeur

Grifola frondosa (Dicks.) Gray pousse au pied des chĂȘnes et des chĂątaigniers, en Europe comme au Japon. Le japonais 舞茞 (maitake) veut dire « champignon qui danse ». Le chinois 灰树花 (huÄ«shĂčhuā) est plus descriptif : « fleur d’arbre grise ».

En français, deux noms coexistent selon le rayon. Chez le primeur, c’est la poule des bois, par ressemblance avec un plumage Ă©bouriffĂ©. Dans un guide de cueillette, c’est le polypore en touffe. L’anglais dit hen of the woods, qui reprend la mĂȘme image de basse-cour.

Le rĂ©sultat est cocasse. La mĂȘme espĂšce se vend fraĂźche au comptoir des lĂ©gumes sous un nom de volaille, et en gĂ©lules trois rayons plus loin sous un nom japonais, Ă  un tarif sans commune mesure. Notre fiche sur le maitake et Grifola frondosa sĂ©pare les deux usages.

Ce que le mot ne dit pas : ni la partie, ni la concentration. Un extrait titrĂ© et une poudre de champignon entier portent le mĂȘme mot sur le devant du pot, et la dose quotidienne de maitake ne se lit qu’au dos.

Shiitake : le seul qui ait gardé un vrai nom français

Lentinula edodes (Berk.) Pegler 1976 est l’espĂšce la mieux dotĂ©e en noms utilisables. Le français a lentin du chĂȘne et lentin comestible, tous deux normalisĂ©s, et personne ne les emploie.

Le japonais 怎茞 (shiitake) est composĂ© de shii, le nom de Castanopsis cuspidata, l’arbre hĂŽte d’origine, et de takĂ©, champignon. Ce n’est donc pas « champignon du chĂȘne » mais « champignon du chĂątaignier du Japon ». Le chinois 銙菇 (xiānggĆ«) dit « champignon parfumĂ© », et ć†Źè‡ (dƍnggĆ«) « champignon d’hiver » pour les rĂ©coltes de saison froide.

Le piĂšge est latin, et il tient au fait que le nom a changĂ© deux fois. Agaricus edodes en 1878, Lentinus edodes en 1941, Lentinula edodes depuis 1976. La forme Lentinus reste imprimĂ©e sur des emballages et dans des articles de revue, et un moteur de recherche vous rendra les deux. Notre fiche d’identitĂ© du shiitake dĂ©roule le reste.

L’existence d’un nom français a son revers : elle banalise l’espĂšce au point qu’on oublie qu’elle relĂšve des mĂȘmes prĂ©cautions que les autres, Ă  commencer par la cuisson.

Trémelle : le nom chinois vaut mieux que le nom commercial

Tremella fuciformis Berk. se vend en France sous des habillages qui viennent tous de l’anglais : snow fungus, snow mushroom, champignon des neiges. Aucun n’est un nom français.

Le nom français existe pourtant, trĂ©melle fucus, ainsi baptisĂ©e parce que ses lobes gĂ©latineux Ă©voquent une algue. Le chinois é“¶è€ł (yĂ­n’ěr) dit « oreille d’argent », et son doublon ç™œæœšè€ł (bĂĄimĂč’ěr) « oreille de bois blanche ». Le japonais ă‚·ăƒ­ă‚­ă‚Żăƒ©ă‚Č (shirokikurage) suit la mĂȘme image.

Ces oreilles ne sont pas une fantaisie de traducteur. Elles rangent la trĂ©melle dans la mĂȘme famille de vocabulaire que l’oreille de Judas chinoise, æœšè€ł (mĂč’ěr), avec laquelle elle partage les rayons des Ă©piceries asiatiques et une texture voisine. Le mot « neiges » du commerce occidental efface cette parentĂ©.

« Champignon des neiges » Ă©voque en prime une origine glaciaire qui n’existe pas. La trĂ©melle pousse sur bois mort de feuillus en climat chaud et humide, et elle se cultive.

Lire une Ă©tiquette quand deux marques ne parlent pas la mĂȘme langue

Cherchez le binÎme latin au dos, dans la liste des ingrédients, et non sur le devant du pot. Le devant porte le nom qui vend ; le dos porte celui qui engage.

Un binĂŽme complet se reconnaĂźt Ă  deux mots, le genre avec une majuscule et l’épithĂšte en minuscules, souvent en italique. Quand il est suivi d’une mention de partie, carpophore, fruiting body, mycĂ©lium, vous tenez les deux informations qui comptent. Quand il manque, vous avez un nom commercial et rien de plus, ce qui vaut pour n’importe quel circuit d’achat, y compris ceux que passe en revue notre page sur oĂč acheter ses champignons en France.

Cette absence n’a rien d’illĂ©gal. Les champignons Ă©chappent Ă  la liste française des plantes autorisĂ©es dans les complĂ©ments alimentaires : l’arrĂȘtĂ© du 24 juin 2014 le dit dans son titre mĂȘme, qui vise « les plantes, autres que les champignons ». Aucun texte français ne fixe donc, pour ces espĂšces, la façon de les nommer sur un emballage. La responsabilitĂ© revient Ă  celui qui met le produit sur le marchĂ©, et le soin apportĂ© Ă  son Ă©tiquetage est un signal en soi.

Deux pots Ă  comparer se rĂšglent en trois lectures : le binĂŽme latin dit si c’est la mĂȘme espĂšce, la mention de partie dit si c’est le mĂȘme organe, le ratio d’extraction ou le taux de bĂȘta-glucanes dit si c’est la mĂȘme concentration. Tant que ces trois lignes ne coĂŻncident pas, les prix ne se comparent pas.

Questions fréquentes sur les noms des champignons médicinaux

Pourquoi les noms latins changent-ils ?

Un binĂŽme latin traduit une hypothĂšse de parentĂ©, et cette hypothĂšse se rĂ©vise quand on sĂ©quence l’ADN d’un organisme. C’est ce qui a fait passer le shiitake d’Agaricus Ă  Lentinus puis Ă  Lentinula, et le cordyceps himalayen de Cordyceps Ă  Ophiocordyceps en 2007. L’ancien nom ne devient pas faux, il devient synonyme, et il reste utile pour retrouver la littĂ©rature antĂ©rieure au changement.

Comment dit-on « champignon adaptogÚne » en anglais ?

Le terme employĂ© par la filiĂšre anglophone est functional mushroom, champignon fonctionnel, plutĂŽt que adaptogenic mushroom, qui existe mais reste minoritaire. Le mot adaptogĂšne vient de la recherche soviĂ©tique des annĂ©es 1940 et s’appliquait d’abord Ă  des plantes. Pour chercher de la documentation en anglais, functional mushroom et le binĂŽme latin rendent bien plus de rĂ©sultats que la traduction littĂ©rale.

Une étiquette sans nom latin est-elle suspecte ?

Elle n’est contraire Ă  aucun texte, puisqu’aucun texte français ne l’impose pour les champignons. Elle vous prive en revanche du seul moyen de vĂ©rifier l’espĂšce, de comparer avec un autre produit et de retrouver les travaux publiĂ©s. Un fabricant qui Ă©crit le binĂŽme, la partie utilisĂ©e et le pays de culture vous donne de quoi le contrĂŽler ; celui qui n’écrit qu’un nom commercial vous demande de le croire.

Les noms français de cueillette servent-ils à un acheteur ?

Ils servent surtout Ă  comprendre qu’il ne s’agit pas d’espĂšces exotiques inaccessibles. Le polypore versicolore, le polypore en touffe, l’hydne hĂ©risson et le ganoderme luisant poussent en France. Cela ne fait pas de la cueillette une bonne idĂ©e pour un usage rĂ©gulier : l’identification demande de l’expĂ©rience, la ressource est inĂ©gale, et un champignon de bois mort concentre ce que contient son support.

Rédigé par l'équipe Rituel

PassionnĂ©s de bien-ĂȘtre et de mycologie, nous testons et documentons les champignons adaptogĂšnes pour vous aider Ă  faire les meilleurs choix pour votre santĂ©.

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